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Congrès annuel 2009 de lACSP – RésultatsUn ordre du jour ambitieux pour le lancement de la réforme des soins de santé axés sur le patient À l’occasion de sa 15e conférence professionnelle annuelle organisée à Québec du 29 octobre au 1er novembre 2009, l’ACSP a annoncé une campagne quinquennale ambitieuse de sensibilisation pour préconiser une réforme des soins de santé axés sur le patient. L’accent mis sur la défense des intérêts publics représente un tournant pour notre association, réputée de longue date pour son rôle éducatif mais largement méconnue en dehors de la communauté des soins de santé. « Notre campagne de défense des intérêts publics est un signe des temps », a déclaré Patricia Coutts, nouvelle présidente de l’Association et infirmière autorisée à Mississauga, en Ontario. « La réforme de notre système de santé publique est extrêmement importante pour l’ensemble des Canadiens. Figurant parmi les rares organismes de santé multidisciplinaires, l’ACSP est prête et apte à assumer un rôle majeur pour exercer des pressions en faveur de l’adoption de changements positifs au sein du système de santé, des changements qui aideront les patients mais aussi les professionnels des soins de santé dans leurs efforts pour améliorer la qualité de vie. » L’ACSP compte développer ses supports de communication et ses programmes de défense des intérêts, afin de donner les moyens aux patients et aux partenaires au sein d’autres organismes de soins de santé de demander des changements positifs qui soutiennent les patients, leurs fournisseurs de soins et les professionnels des soins de santé qui les aident à gérer leur santé et leurs plaies. Veuillez télécharger le plan stratégique quinquennal de l’ACSP (PDF) Le récit sincère et émouvant d’une patiente fait grande impression sur les participants
Monique Bayard ferait une candidate plutôt inattendue pour l’émission Canadian Idol. Pourtant, à en juger par la prestation de cette grand-mère de Montréal, qui s’est faite l’ardente défenseure des patients à l’occasion de la 15e conférence annuelle de l’ACSP, peut-être que ces candidats devraient en prendre de la graine! On peut dire qu’une « étoile » de la défense des intérêts des patients est née à Québec. Monique a coprésidé deux ateliers dans le cadre de la conférence : Ma vie avec une plaie chronique et Aider les patients à obtenir ce dont ils ont besoin. Le fait qu’elle soit devenue en quelque sorte une « célébrité de l’ACSP » est très instructif. Pour commencer, c’est un rôle qu’elle avait redouté.
« Lorsque l’on m’a contactée pour faire une présentation à la conférence de l’ACSP, ma première réaction a été de refuser. Je ne me voyais pas parler devant un public, surtout devant autant de professionnels des soins de santé. Ensuite j’ai réfléchi à mon expérience personnelle en tant que patiente et j’ai réalisé que j’avais une responsabilité, peut-être même une obligation, de rendre quelque chose à ceux et celles qui avaient tant fait pour moi. » Monique a l’impression que sa vie a basculé il y a cinq ans. Elle a commencé à remarquer une petite marque rouge sur le talon intérieur de son pied gauche. Monique l’ignorait à ce moment-là mais cette plaie d’un demi-pouce, semblable à une brûlure, était le début d’un ulcère de la jambe. « Au début je me suis demandée si cette plaie avait quelque chose à voir avec une précédente attaque d’œdème. Je ressentais une sensation persistante de brûlure et j’ai eu de plus en plus de difficulté à effectuer certaines tâches quotidiennes, enfiler des bas par exemple, sans ressentir une douleur intense. J’étais angoissée et de plus en plus inquiète. » Heureusement, pour le diagnostic de cette plaie, Monique bénéficiait d’un certain avantage. Elle travaillait en effet pour un groupe de chirurgiens plasticiens au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, Réseau mère-enfant, dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal. C’est là qu’elle a rencontré Louise Forest-Lalande, une infirmière en stomothérapie au service de promotion de la santé de l’hôpital. Lorsqu’un jour Louise s’est rendue à la Clinique de chirurgie plastique pour discuter des options de traitement dans des cas de plaies complexes, Monique lui a demandé de regarder sa plaie. Louise a tout de suite reconnu les signes du développement d’un ulcère de la jambe et a orienté Monique vers des spécialistes en soin des plaies à l’Hôpital Royal Victoria. Et c’est à ce moment-là que le réseau de l’ACSP est entré en jeu : lorsque Lincoln D’Souza, membre de l’ACSP de longue date, est devenu son infirmier. « Lincoln est l’un de ces individus exceptionnels que j’ai eu la chance de rencontrer au cours de mon traitement », raconte Monique. « Tout le monde a été très serviable, rassurant et respectueux de mon état et de mes sentiments. » Compte tenu de son expérience, Monique n’a pas hésité lorsqu’on lui a demandé de s’exprimer dans le cadre de la conférence de l’ACSP à Québec. Cependant, l’idée de raconter son expérience aux participants la rendait très nerveuse. « J’avais l’estomac noué et mon cœur battait la chamade. Mais j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis lancée. » Monique n’avait aucune crainte à avoir. Elle a littéralement captivé l’auditoire avec sa sincérité et son enthousiasme pour la cause du droit des patients à être impliqués dans leur traitement. Alors, comment Monique se sent-elle près son « baptême du feu »? Apparemment une étoile est née. « Je suis toujours sur un petit nuage depuis cette formidable conférence. Je n’en ai que des souvenirs merveilleux et je suis encore toute émue rien que d’y repenser. Cela peut paraître idiot mais je suis très fière de moi. J’étais si réticente au départ. Maintenant, je me sens beaucoup plus légitime, à la fois en tant que patiente et en tant que défenseure des intérêts des patients. » Monique comprend que la clé pour des soins des plaies plus efficaces réside dans l’éducation et la défense des intérêts. « Il y a tellement de gens qui sont confrontés aux mêmes difficultés que celles auxquelles j’ai dû faire face. Seul un ancien patient peut comprendre le soulagement de ne pas avoir à faire face seul à ces difficultés. » À ce titre, si Monique avait un seul message à faire passer, ce serait que les fournisseurs de soins se mettent à la place d’un patient qui découvre pour la première fois un système médical étrange et souvent effrayant. Et son message pour les patients? « Ne laissez pas votre crainte de l’inconnu vous empêcher de demander de l’aide. Faites faire une évaluation et suivez un traitement dès que possible. Pour moi, cela s’est traduit par une vie riche et productive. » Congrès 2010 de l'ACSP - Détails à venir ! |
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